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Après la prière universelle qui termine la liturgie de la Parole, l’assemblée s’assied.
Chacun est invité à déposer dans une corbeille qui circule une offrande financière, selon ses moyens, selon sa conscience. Les corbeilles sont ensuite déposées au pied de l’autel.
Alors seulement le pain et le vin sont déposés sur l’autel.

La quête faite au moment de l'offertoire est un geste liturgique.
Cette offrande doit permettre à l'Église de subvenir à ses besoins matériels, mais également d'accomplir sa mission de charité en secourant les frères dans le besoin.

De même que la Parole de Dieu a été proclamée, commentée dans l’homélie, pour qu’elle devienne nourriture pour notre vie quotidienne,
De même, le pain et le vin sont apportés pour que, par la prière de l’Église adressée à Dieu, ils deviennent Corps et Sang du Christ par l’action de l’Esprit Saint. Et le pain et le vin eucharistique sont destinés à devenir nourriture pour notre vie quotidienne car c’est le Christ qui se donne.

Le Christ qui se donne, est une invitation pour que nous entrions nous-même dans ce mouvement du don, du don de notre vie, pour que nous devenions par la rumination de la Parole et la communion au Corps eucharistique du Christ, pour que nous devenions son Corps ecclésial.

Ce qui est apporté à l’offertoire dans le signe du pain et du vin, c’est notre vie quotidienne et la vie de notre monde, reçues comme un don, un cadeau de Dieu.
L’argent qui est donné, est un engagement concret pour que le Corps du Christ que nous devenons par la liturgie eucharistique, soit une réalité concrète, historique : une communauté vivante, solidaire des pauvres. Une communauté assumant sa mission de faire vivre une espérance.

Bien sûr, il ne faut jamais oublier l’avertissement de Jésus :

«Nul ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre.  Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. »

Et encore la parabole de l’obole de la veuve :

« En vérité, je vous le dis, cette veuve, qui est pauvre, a mis plus que tous ceux qui mettent dans le Trésor. »

Reste l’essentiel que Jésus rappelle :

« Quand donc tu présentes ton offrande à l'autel, si là tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère ; puis reviens, et alors présente ton offrande. Hâte-toi de t'accorder avec ton adversaire, tant que tu es encore avec lui sur le chemin, de peur que l'adversaire ne te livre au juge, et le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. En vérité, je te le dis : tu ne sortiras pas de là, que tu n'aies rendu jusqu'au dernier sou. »