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Nous allons quitter la période du Moyen Age pour nous intéresser à celle du 17éme et 18éme siècle. Cette période, d'un point de vue religieux est  importante, elle se situe à la suite des guerres de religion, de la contre Réforme, les droits des protestants seront supprimés et va naître un courant que l'on appelle le jansénisme qui va marquer profondément les catholiques jusqu'à nos jours.

Pour Gennevilliers, cette période, après avoir commencé, va être celle d'une "paix relative», celle de la construction de l'église Ste Marie Madeleine. Nous ne savons rien de l'église précédente sinon qu'elle était placée sous le même vocable de Ste Marie Madeleine.

La construction de la nouvelle église débute en 1650 en pleine période de troubles dus à la Fronde, révolte qui oppose la noblesse à la reine Anne d'Autriche régente, mère de Louis XIV. Ces troubles eurent des répercutions à Gennevilliers. On en trouve trace dans les registres de l'abbaye de St Denis à propos du bail du bac d'Asnières (qui assure la liaison entre Asnières, Gennevilliers et Clichy, à l'époque il n'y a pas de pont). Le locataire du bac de l'époque demande aux abbés de baisser le montant du bail du fait des nombreuses escarmouches qui ont lieu dans le secteur et qui nuisent à la circulation des gens et des biens. Les abbés accéderont à cette requête, preuve que la plainte était fondée. Autre trace visible de cette période sombre ce sera la durée de construction de l'église, celle ci va s'étendre sur 15 ans !

L'avènement de Louis XIV en 1661 va ramener la paix sur la région parisienne et sur Gennevilliers pour un long moment (les lieux des guerres se situeront vers les frontières du pays). Que sait-on de cette période située entre 1661 et 1789 à Gennevilliers ? Peu de choses du fait du manque d'études sérieuses des archives. La vie des gennevillois se trouve en filigrane dans les registres paroissiaux de l'époque. En plus de l'inscription obligatoire des baptêmes, mariages et sépultures, les curés de l'époque inscrivent dans ces registres des détails de la vie sociale, économique et météorologiques de Gennevilliers. On y trouve les dates des vendanges, les phénomènes météorologiques inhabituels (les fortes grêles, les tempêtes et les froids qui gèlent la Seine) et plus sérieusement on y voit comment vivent nos ancêtres. L'impact qu'ont les travaux des champs (moissons, vendanges) sur les pratiques religieuses.

Les mariages sont très peu nombreux en juillet, août et septembre. On y voit qui a le pouvoir économique et politique (ceux qui possèdent les terres en location et qui possèdent les charges de délégation du pouvoir des abbés. On y trouve les traditions religieuses de l'époque, les processions, les bénédictions. Pour exemple, en 1688 le nouveau locataire du bail d'Argenteuil (situé au Petit Gennevilliers à côté de l'actuel SNECMA), demande au curé de venir bénir son bac, et donc, un dimanche toute la paroisse après la messe se rend en procession jusqu'au bac (nos ancêtres étaient de bons marcheurs !) Et sur place il y a bénédiction du bac, de la maison du passeur et de sa famille. Puis la procession repart pour arriver à l'église pour y dire vêpres !

L'impact de la révocation de l'édit de Nantes se fait sentir à Gennevilliers. Il n'y a pas de protestants à Gennevilliers jusqu'à ce qu'une garnison de gardes suisses stationne à Gennevilliers et aux alentours en 1699. L'attrait de l'uniforme étant ce qu'il est, des mariages ont lieu dans la première moitié du 18ème siècle. Hélas le marié suisse est protestant ! Alors on trouve dans les registres des actes d'adjuration par les futurs mariés de leur « hérésie ». On voit déjà qu'à l'époque le problème des mariages mixtes existait !

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